La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2008 impose aux médecins de remettre un « devis » aux patients avant tout acte supérieur à 80 euros incluant un dépassement d'honoraires.
Le Conseil de la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie propose de fixer le seuil à partir duquel les devis seraient obligatoires à "deux fois le tarif opposable de la consultation d'un spécialiste », soit seulement 46 € !
En l’absence de devis, le médecin serait sanctionné par le Directeur de sa Caisse et devrait payer une amende.
Si l’on peut s’interroger sur la position du syndicat des médecins généralistes MG France, présent à toutes les réunions conventionnelles et qui soutient le devis à 80€ pour tous les actes, alors qu’il n’est pas le plus concerné, que dire de l’attitude de l'UCDF (Union des Chirurgiens de France) qui, par sa proximité avec MG France, se rendrait complice de ce seuil de 80 euros ?
Le SNCO (Syndicat National des Chirurgiens Orthopédiques) estime, comme la CSMF qui a déjà souligné l’incohérence du devis à 80 € sauf pour les actes lourds, que ces devis ont un seuil trop bas (il faut les relever à 100 euros minimum) et qu’ils sont inapplicables aux situations de premières consultations.
En effet, si les chirurgiens doivent faire un devis avant chaque consultation, ils consacreront la majeure partie de leur temps à de l’administratif et moins de temps à leur cœur de métier : opérer.
Dans un contexte où l’on manque déjà cruellement de chirurgiens, cette décision ne fera qu’amplifier le phénomène.
Mais justement, ne serait ce pas avec ce genre de décision scandaleuse, que nos instances font mourir à petit feu la chirurgie française et qui, mis à part les patients qui verront s’allonger la liste d’attente, s’en plaindra ?
Le Conseil de la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie propose de fixer le seuil à partir duquel les devis seraient obligatoires à "deux fois le tarif opposable de la consultation d'un spécialiste », soit seulement 46 € !
En l’absence de devis, le médecin serait sanctionné par le Directeur de sa Caisse et devrait payer une amende.
Si l’on peut s’interroger sur la position du syndicat des médecins généralistes MG France, présent à toutes les réunions conventionnelles et qui soutient le devis à 80€ pour tous les actes, alors qu’il n’est pas le plus concerné, que dire de l’attitude de l'UCDF (Union des Chirurgiens de France) qui, par sa proximité avec MG France, se rendrait complice de ce seuil de 80 euros ?
Le SNCO (Syndicat National des Chirurgiens Orthopédiques) estime, comme la CSMF qui a déjà souligné l’incohérence du devis à 80 € sauf pour les actes lourds, que ces devis ont un seuil trop bas (il faut les relever à 100 euros minimum) et qu’ils sont inapplicables aux situations de premières consultations.
En effet, si les chirurgiens doivent faire un devis avant chaque consultation, ils consacreront la majeure partie de leur temps à de l’administratif et moins de temps à leur cœur de métier : opérer.
Dans un contexte où l’on manque déjà cruellement de chirurgiens, cette décision ne fera qu’amplifier le phénomène.
Mais justement, ne serait ce pas avec ce genre de décision scandaleuse, que nos instances font mourir à petit feu la chirurgie française et qui, mis à part les patients qui verront s’allonger la liste d’attente, s’en plaindra ?
Dr Jacques Caton, Président du SNCO
Dr Patrice Papin, Secrétaire Général du SNCO
Contact Presse : Florianne Auger - AtoutCom Presse - presse@atoutcom.info
2 juin 2008 - Publiable Immédiatement
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire