mardi 7 octobre 2008

Le SNCO soutient, sous conditions, la mise en œuvre du Secteur Optionnel.

Les partenaires conventionnels doivent se réunir le 9 octobre prochain pour finaliser les conditions du secteur optionnel.

Le SNCO (Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes) a bien pris acte de la position du Président de la République sur le secteur optionnel lors de son discours de Bletterans et notamment sur la nécessité de l’ouvrir aux praticiens de secteur I et qu’il soit suffisamment attractif. Le Président de la République a, dans ses déclarations, également admis la nécessité implicite de la pérennité du secteur II.

Le SNCO soutient la mise en mise en place de ce secteur optionnel, sous réserve qu’il soit effectivement attractif, ouvert aux praticiens de secteur I mais que sa mise en place permette de conserver un secteur II, tel qu’il est aujourd’hui, ouvert aux praticiens qui le souhaitent.

En effet, limiter le secteur II mettrait en péril l’entreprise chirurgicale et par là même la qualité des soins délivrés aux français.

Enfin ce secteur II doit rester impérativement accessibles aux jeunes chefs de clinique qui s’installent.

Conformément aux textes de loi le tact et la mesure doivent rester du seul ressort de la profession, à ce propos le SNCO rappelle que les chirurgiens orthopédistes du secteur II traitent 50% de leurs patients au tarif opposable, c'est-à-dire sans aucun complément d’honoraires.

Ce sont à ces seules conditions que la chirurgie française et son excellence seront pérennes.

Cependant, le SNCO s’engage pleinement dans le mouvement de grève prévu dès le 13 octobre pour bien montrer aux institutions la détermination des 3000 chirurgiens qu’il représente et leur volonté d’aboutir pour le bien-être de la population.


Docteur Jacques Caton Président du SNCO

Docteur Patrice Papin Secrétaire Général du SNCO


Contact Presse : Florianne AUGER - 06.08.64.64.57 – Presse@atoutcom.info


Mardi 7 octobre 2008 – Publiable immédiatement

dimanche 5 octobre 2008

Chirurgiens en grève du 13 au 18 octobre, le SNCO s'engage !

Le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes (SNCO) se félicite du succès de la journée de mobilisation du samedi 4 octobre qui a réuni plus de 1000 chirurgiens venus de toute la France, toutes spécialités et modes d’exercice confondus.

A l’issue de cette journée où les représentants des organisations syndicales de chirurgiens ont exposés la situation de la chirurgie en France, il a été décidé de cesser toutes activités, consultations et interventions programmées (seules la permanence des soins et les urgences seront assurées) du 13 au 18 octobre.

Cette semaine d’arrêt d’activités a pour objectif de rappeler au Ministre de la Santé et aux institutions qu’il est désormais temps de prendre les mesures indispensables à la pérennité d’une chirurgie française de qualité.

Le SNCO souhaite également alerter l’opinion publique sur les risques que lui ferait courir la mise en difficulté de la chirurgie française.

Docteur Jacques Caton Président du SNCO
Docteur Patrice Papin Secrétaire Général du SNCO


Contact Presse : Florianne AUGER - Presse@atoutcom.info

Lundi 6 octobre 2008 – Publiable immédiatement

samedi 4 octobre 2008

Le SNCO soutient le mouvement des praticiens hospitaliers ayant un secteur libéral à l’hôpital

Le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes (SNCO) a pris connaissance des propositions du Ministère de la Santé concernant le secteur libéral à l'hôpital et considère que les taux de rétrocession proposés sont encore trop élevés compte tenu du fait qu'ils portent à la fois sur les honoraires opposables et les suppléments d'honoraires.

Le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes apporte son total soutien à la juste revendication des praticiens hospitaliers concernés par ces propositions.

Le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes s'étonne également des menaces proférées contre ces praticiens dans certains établissements par des collègues. Le SNCO rappelle que la division est toujours néfaste à la cause que l’on défend et que dans le contexte actuel, elle porte atteinte aux intérêts du corps médical dans son ensemble.

De plus, le SNCO rappelle à tous les chirurgiens, publics et privés, qu’ils sont attendus le samedi 4 octobre 2008 à 14 heures, à l’amphithéâtre Léon Binet, 45 rue des Saints Pères – Paris 6ème.

Docteur Jacques Caton Président du SNCO
Docteur Patrice Papin Secrétaire Général du SNCO


Contact Presse : Florianne AUGER - Presse@atoutcom.info
Mercredi 1er octobre 2008 – Publiable immédiatement

Mobilisation générale des chirurgiens

Malgré tous nos appels, l'entêtement des pouvoirs publics perdure à vouloir réglementer le Secteur II et à ne pas résoudre les problèmes de la chirurgie à l'hôpital public.

Le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes (SNCO) ne peut accepter les graves menaces qui pèsent sur l'avenir de la chirurgie française, menaces qui pourraient mettre en péril la santé de nos concitoyens.

Pour preuve, les plus jeunes ne souhaitent plus s'engager dans les carrières chirurgicales ; le dernier choix de l'examen classant national a confirmé que les spécialités chirurgicales n'ont attiré que 258 étudiants sur 550 postes ouverts. Ces chiffres démontrent sans aucune contestation que la chirurgie est une spécialité en voie de disparition, le dernier poste de la discipline ayant été pris bien au delà de la 3000ème place.

Accepter dans un pays comme le notre :

  • Que la prothèse totale chez le chien vaille cinq fois plus que chez l'homme,
  • Qu'il n'y ait que 25 chirurgiens viscéraux et digestifs en formation par an soit à peine UN par CHU,
  • Que la formation des orthopédistes soit au tiers des besoins futurs

n'est pas digne de la France !

Le SNCO souhaite que les négociations sur le secteur optionnel aboutissent mais pas à n'importe quel prix ! En effet, ce secteur optionnel doit être attractif, ouvert aux chirurgiens de secteur I et ne doit comporter aucune limitation sur le secteur II qui doit rester accessible aux plus jeunes et aux anciens chefs de clinique qui s'engagent dans la carrière chirurgicale. Cela est impératif si l'on ne veut pas encore aggraver le déficit dans notre spécialité.

Dans ces conditions, le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes, en union avec les autres syndicats de spécialités chirurgicales et notamment, le Syndicat National des Chirurgiens Viscéraux Digestifs, le Syndicat des Urologues, le Syndicat des plasticiens, etc. et l'UCDF, demande à tous les chirurgiens orthopédistes d'être présents à la grande réunion de la chirurgie française, le samedi 4 octobre à Paris :

Samedi 4 octobre 2008 de 14H – 17H - Amphithéâtre Léon Binet - 45 rue des Saints-Pères - Paris 75006

Le SNCO demande également, si les négociations n'aboutissaient pas, à se préparer à une semaine d'arrêt de toutes les activités chirurgicales (opérations et consultations), semaine 42, du lundi 13 octobre au dimanche 19 octobre.

Le Syndicat National des Chirurgiens Orthopédistes espère que la raison l'emportera et que nous ne seront pas obligés d'en arriver à la dernière extrémité : LA GREVE !

Docteur Jacques Caton Président du SNCO

Docteur Patrice Papin Secrétaire Général du SNCO

Contact Presse : Florianne AUGER - Presse@atoutcom.info
Jeudi 25 septembre 2008 – Publiable immédiatement

vendredi 1 août 2008

Quand le CISS déraille


Comme à son habitude, sans aucune analyse scientifique ni relation avec les praticiens et notamment les chirurgiens, le CISS continue son travail de sape contre l'organisation de la santé en France.

Le CISS ne semble pas avoir compris (mais cela est normal puisque le CISS n'est certainement pas abonné aux journaux scientifiques) que la qualité de la chirurgie française est l'une des premières au monde (Cf. l’article du Lancet oncology sur le taux de survie des cancers en France où la France est classée première globalement car bon nombre de ces cancers sont éminemment chirurgicaux).

Aujourd'hui, il n'est non seulement plus possible de pratiquer la chirurgie au tarif de l'assurance maladie (identique depuis 20 ans) mais les plus jeunes se détournent de cette profession.

Que le CISS le veuille ou non, il n'y a aujourd'hui en formation en France que 20 chirurgiens par an en chirurgie viscérale et 75 chirurgiens en chirurgie orthopédique. Si ce phénomène continue, les délais d'intervention et les files d'attente vont s'aggraver au détriment des patients qui verront leurs cancers évoluer. Avec ses déclarations inconséquentes, le CISS en portera sa part de responsabilité.

En effet, en prônant une opposition au secteur optionnel, seul moyen aujourd'hui de préserver une qualité des soins chirurgicaux par le biais du maintien de l'entreprise chirurgicale et le fonctionnement de la qualité et de la sécurité, le CISS condamne la chirurgie française à disparaître.

Le CISS ferait bien de défendre la santé des patients plutôt que d'aggraver le système. Il n'est qu'à voir comment le système fonctionne en Angleterre avec les résultats désastreux de la chirurgie anglaise concernant la survie des cancers.

De plus, le CISS persiste dans des allégations mensongères et omet de signaler dans ses déclarations qu'en France un acte chirurgical sur deux est pratiqué au tarif opposable (tarif de la sécurité sociale) par un chirurgien de secteur II.

Il est temps que les patients se rendent compte que la direction du CISS les manipule et peut les mener à leur perte.

Docteur Jacques Caton, Président du SNCO
Docteur Patrice Papin, Secrétaire Général du SNCO

Contact Presse : Florianne AUGER – Presse@atoutcom.info
Mercredi 30 juillet 2008 – Publiable immédiatement

dimanche 8 juin 2008

Le SNCO et la vérité sur les dépassements d’honoraires

Rectificatif à l’usage de ceux qui ignorent la réalité.


Le récent débat, réactivé par le Ministère de la Santé et par le CISS (Collectif Inter Associatif des Usagers sur la Santé) prend une tournure indécente. En effet, outre le décret ministériel du 15 mai qui a suscité une réprobation unanime de tous les acteurs chirurgicaux en France, privés et publics (hormis l'AMUF, l’association des urgentistes), les dérapages verbaux de Christian SAOUT, le Président du CISS, nous obligent à rétablir quelques vérités.

Tout d’abord, il est faux de dire que « le secteur II est une dérive continue » puisque en chirurgie, 50% en moyenne des actes réalisés par les chirurgiens de secteur II le sont à tarif opposable.

Ou Monsieur SAOUT est mal informé -ce qui est grave- ou Monsieur SAOUT avance volontairement des informations erronées, ce qui est encore plus grave puisque ces chiffres sont ceux de l'Assurance Maladie !

Il est donc totalement mensonger de dire que, dans les régions où la quasi totalité des chirurgiens sont en secteur II, les usagers, c'est-à-dire nos patients, sont confrontés à une impossibilité de soins ou à une difficile accessibilité !

Les chiffres montrant qu'un patient sur deux est soigné sans aucun dépassement d'honoraires par la totalité des chirurgiens français en sont la preuve !

Il faut que Monsieur SAOUT cesse ses attaques contre les praticiens libéraux et les praticiens hospitaliers ayant un secteur libéral, attaques qui ne font que déstabiliser plus encore une chirurgie déjà en difficulté démographique.

Alors, avant d’attaquer les chirurgiens, Monsieur SAOUT ferait bien, tout d’abord de vérifier la véracité de ses propos puis se poser la question de savoir « par qui, il sera opéré demain ? » s'il en avait besoin, compte tenu de la pénurie programmée des chirurgiens.

Si Monsieur SAOUT ne se rend pas compte de la portée de ses propos, il en est de même de notre Ministre qui a également été très certainement mal informée sur la réalité des dépassements d'honoraires !

D’ailleurs, si elle recevait les syndicats des verticalités chirurgicales, elle pourrait enfin entendre la vérité et surtout entendre qu'encadrer les honoraires et le secteur II et taxer à 40% les honoraires du secteur libéral hospitalier signifient la mort programmée de la chirurgie.

La seule possibilité aujourd'hui pour réguler un système que l'assurance maladie a volontairement ou involontairement laissé déraper (pas de revalorisation tarifaire depuis 20 ans) est de créer à côté du secteur II, qui doit rester tel qu'il est, un secteur optionnel réclamé par les syndicats ayant signé la convention et sur laquelle on peut d’ailleurs s'interroger compte tenu du retard pris par les négociations.

Dans ce contexte troublé, il faut que la raison l'emporte et prendre exemple sur cet adage « Ce n'est pas parce qu'il y a des excès de vitesse que l'on doit supprimer les autoroutes ».

Docteur Jacques Caton Président du SNCO
Docteur Patrice Papin Secrétaire Général du SNCO

Contact Presse : Florianne AUGER - Presse@atoutcom.info (Télécharger ce communiqué)

lundi 9 juin 2008 – Publiable immédiatement

jeudi 5 juin 2008

L’absurdité du devis obligatoire avant d'opérer pour les dépassements de plus de 80 euros.

La loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) 2008 impose aux médecins de remettre un « devis » aux patients avant tout acte supérieur à 80 euros incluant un dépassement d'honoraires.

Le Conseil de la Caisse Nationale de l'Assurance Maladie propose de fixer le seuil à partir duquel les devis seraient obligatoires à "deux fois le tarif opposable de la consultation d'un spécialiste », soit seulement 46 € !
En l’absence de devis, le médecin serait sanctionné par le Directeur de sa Caisse et devrait payer une amende.

Si l’on peut s’interroger sur la position du syndicat des médecins généralistes MG France, présent à toutes les réunions conventionnelles et qui soutient le devis à 80€ pour tous les actes, alors qu’il n’est pas le plus concerné, que dire de l’attitude de l'UCDF (Union des Chirurgiens de France) qui, par sa proximité avec MG France, se rendrait complice de ce seuil de 80 euros ?

Le SNCO (Syndicat National des Chirurgiens Orthopédiques) estime, comme la CSMF qui a déjà souligné l’incohérence du devis à 80 € sauf pour les actes lourds, que ces devis ont un seuil trop bas (il faut les relever à 100 euros minimum) et qu’ils sont inapplicables aux situations de premières consultations.

En effet, si les chirurgiens doivent faire un devis avant chaque consultation, ils consacreront la majeure partie de leur temps à de l’administratif et moins de temps à leur cœur de métier : opérer.

Dans un contexte où l’on manque déjà cruellement de chirurgiens, cette décision ne fera qu’amplifier le phénomène.

Mais justement, ne serait ce pas avec ce genre de décision scandaleuse, que nos instances font mourir à petit feu la chirurgie française et qui, mis à part les patients qui verront s’allonger la liste d’attente, s’en plaindra ?


Dr Jacques Caton, Président du SNCO
Dr Patrice Papin, Secrétaire Général du SNCO

Contact Presse : Florianne Auger - AtoutCom Presse - presse@atoutcom.info

2 juin 2008 - Publiable Immédiatement